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Emploi saisonnier cueillette de fraises en Belgique : où, quand et à quelles conditions

En Belgique, l'emploi saisonnier en cueillette de fraises consiste à récolter, trier et conditionner les fraises sous serre, sous tunnel ou en plein champ, principalement en Campine anversoise et autour de Wépion, sous statut de travailleur occasionnel de l'horticulture.

Emploi saisonnier cueillette de fraises en Belgique : où, quand et à quelles conditions

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La fraise belge, une culture de longue saison

Une large part des fraises belges pousse aujourd'hui hors sol, sur des gouttières surélevées installées sous serre ou sous tunnel. Ce système allonge fortement la saison et permet de cueillir debout, à hauteur de taille, ce qui change beaucoup le quotidien des cueilleurs par rapport au plein champ.

Les exploitations emploient des équipes de cueilleurs, mais aussi du personnel pour le tri, la mise en barquettes, l'entretien des plants et la préparation des serres. Les volumes varient fortement d'une semaine à l'autre selon l'ensoleillement, ce qui rend les horaires assez irréguliers.

Les bassins de production à connaître

La Campine anversoise, autour de Hoogstraten, concentre la plus grande partie de la production flamande et dispose de sa propre criée coopérative. Le Limbourg et le Brabant flamand comptent aussi de nombreux producteurs. En Wallonie, Wépion, près de Namur, reste le berceau historique de la fraise.

Quand se déroule la cueillette ?

Sous serre chauffée, les premières fraises arrivent dès mars ou avril. Le pic de plein champ et de tunnel se situe de mai à juillet. Les variétés remontantes et les plantations décalées prolongent ensuite la récolte jusqu'en octobre, parfois au-delà dans les serres les mieux équipées.

Le travail au quotidien

Le cueilleur saisit la fraise par la queue, la dépose directement en barquette selon son calibre et écarte les fruits abîmés. La cadence est rapide et la qualité contrôlée en permanence. En plein champ, le travail se fait penché ou à genoux, ce qui demande une bonne endurance.

Qui peut postuler dans les fraiseraies ?

Les ressortissants de l'Union européenne, de l'Espace économique européen et de Suisse peuvent travailler en Belgique sans permis de travail. Une pièce d'identité valable suffit ; l'employeur se charge de la déclaration Dimona et de l'identification auprès de la sécurité sociale belge.

Un statut ouvert aux étudiants et aux salariés

Le statut de travailleur occasionnel de l'horticulture convient aux étudiants pendant les vacances, aux salariés en congé, aux pensionnés et à certains demandeurs d'emploi. Les personnes indemnisées doivent vérifier au préalable auprès de leur organisme les règles de cumul applicables à leur allocation.

Travailleurs extra-européens

Un ressortissant de pays tiers doit obtenir, avant son arrivée, une autorisation de travail saisonnier délivrée par la Région où se situe l'exploitation. Au-delà de 90 jours, l'employeur sollicite un permis unique combinant travail et séjour, conformément à la directive européenne sur les travailleurs saisonniers.

Plafond de jours du statut occasionnel

Depuis le 1er juillet 2023, un travailleur occasionnel peut prester jusqu'à 100 jours par an dans l'horticulture et 50 jours dans l'agriculture, le cumul des deux restant limité à 100 jours. L'arrêté royal du 14 avril 2026 aligne les intérimaires sur ces mêmes plafonds.

Rémunération et conditions dans la fraise

Les travailleurs occasionnels de l'horticulture ont droit au minimum au salaire de la première catégorie de leur sous-secteur. À titre de repère, ce barème atteignait 12,64 euros bruts de l'heure en fruiticulture au 1er janvier 2024, avant les indexations ultérieures prévues par les conventions sectorielles.

Primes au rendement et retenues

Beaucoup de producteurs ajoutent une prime liée au nombre de barquettes cueillies, mais le salaire horaire minimum reste dû. Le précompte professionnel est de 11,11 % pour un résident belge et de 18,725 % pour un non-résident, d'après les informations publiées pour 2026.

Les cotisations sociales des occasionnels sont calculées sur un forfait journalier légal. Pour les employeurs de fruiticulture et de culture maraîchère, une dispense partielle de versement du précompte de 1,30 euro par heure est prévue à partir de 2026, sans effet sur le salaire brut dû au travailleur.

Horaires et hébergement

La cueillette débute tôt, souvent à 6 heures en été, pour récolter des fruits frais et éviter la chaleur des serres. Les journées dépassent parfois neuf heures au pic. Certains producteurs logent leurs équipes ; le loyer et les charges doivent être fixés par écrit.

Les étapes pour être embauché

Les producteurs constituent leurs équipes dès l'hiver pour la saison suivante. Voici la marche à suivre pour un candidat européen ; un candidat hors UE ne peut commencer qu'après l'octroi de son autorisation, demandée par l'employeur.

  1. Fixer ses dates disponibles, idéalement de mai à juillet, période de plus forte demande.
  2. Chercher des offres sur les portails du VDAB et du Forem avec les mots aardbeien plukken ou cueillette de fraises.
  3. Cibler les producteurs autour de Hoogstraten, de Wépion ou du Limbourg.
  4. Envoyer un CV simple avec disponibilités, langues et expérience agricole.
  5. Faire confirmer par écrit statut, salaire horaire, primes et logement.
  6. Remettre pièce d'identité et coordonnées bancaires pour la Dimona.
  7. Tenir un relevé quotidien des heures et des jours prestés.

Tableau récapitulatif : paie, frais et documents

Ce tableau rassemble les éléments à vérifier avant d'accepter une offre. Les chiffres de salaire viennent des conventions sectorielles ; les frais de logement et de transport varient selon les exploitations et doivent être confirmés au cas par cas.

ÉlémentPrécisionRepère
Salaire minimumCatégorie 1 du sous-secteur, CP 145Environ 12,64 euros bruts (2024), indexé
Prime au rendementPar barquette ou par kiloEn plus du minimum horaire
PrécompteRésident ou non-résident11,11 % ou 18,725 %
Plafond annuelStatut occasionnel100 jours en horticulture
DocumentsIdentité, IBAN, autorisation si hors UEAvant le premier jour
LogementProposé par certains producteursPrix à fixer par écrit

Pièges et arnaques fréquents

Les annonces de cueillette de fraises circulent beaucoup sur les réseaux sociaux, parfois publiées par des intermédiaires douteux. Quelques réflexes simples permettent d'éviter la plupart des mauvaises surprises rencontrées par les saisonniers.

Peut-on cueillir des fraises sans parler néerlandais ?

Oui. Dans la région de Hoogstraten, les consignes sont souvent données en néerlandais, mais les équipes sont très internationales et l'anglais ou le polonais servent couramment. À Wépion, le français est la langue de travail habituelle des producteurs et des équipes.

La cueillette sous serre est-elle moins pénible ?

Sur gouttières surélevées, le cueilleur travaille debout, ce qui ménage le dos. En revanche, la chaleur sous serre peut être forte en été et la cadence exigée reste élevée. Une bonne hydratation et des pauses régulières sont indispensables.

Combien peut-on gagner en une saison de fraises ?

Le revenu dépend du nombre d'heures, du barème indexé et des primes au rendement. Avec le minimum horaire sectoriel et des semaines de 38 à 45 heures, un saisonnier régulier perçoit plusieurs centaines d'euros nets par semaine, logement éventuel déduit.

Peut-on enchaîner fraises et autres récoltes ?

Oui, beaucoup de saisonniers poursuivent avec la cueillette des poires et des pommes en Hesbaye à partir de fin août. Il faut toutefois surveiller le total de jours en statut occasionnel, plafonné à 100 jours par an tous employeurs confondus.

Où trouver ces emplois

Références officielles et légales