travailsaisonnier.com
Emploi saisonnier · Seasonal jobs · Saisonarbeit
⌂ Accueil

Emploi saisonnier en pépinière en Belgique : arrachage, rempotage et greffage

En Belgique, l'emploi saisonnier en pépinière désigne le travail temporaire de production d'arbres, d'arbustes et de jeunes plants, de l'arrachage hivernal au rempotage printanier, concentré en Flandre-Orientale et exercé souvent sous statut de travailleur occasionnel de l'horticulture.

Emploi saisonnier en pépinière en Belgique : arrachage, rempotage et greffage

Cette page dans d’autres langues : English · Nederlands

La pépinière belge, un secteur exportateur

Les pépinières belges produisent arbres d'alignement, arbustes d'ornement, haies, conifères, plants fruitiers et jeunes plants forestiers, vendus aux jardineries, aux collectivités et à l'export. Le secteur combine cultures en pleine terre et cultures en conteneurs, avec des besoins de main-d'œuvre très saisonniers.

Contrairement à la cueillette, la pépinière offre des pics de travail en hiver et au printemps. Les saisonniers y trouvent des missions physiques mais variées, souvent dans de petites équipes familiales où l'on apprend vite plusieurs techniques de culture.

Les régions de pépinières

La Flandre-Orientale concentre l'essentiel du secteur, autour de Gand, Wetteren, Destelbergen, Lochristi et Laarne, région historiquement liée à l'horticulture ornementale. On trouve aussi des pépinières en province d'Anvers, en Flandre-Occidentale et, plus dispersées, en Wallonie, notamment pour les plants forestiers.

Le calendrier des travaux

L'arrachage des arbres à racines nues et en motte se déroule de novembre à mars, pendant le repos végétatif. Le printemps est consacré au rempotage, à l'espacement des conteneurs et aux expéditions. L'été voit le greffage en écusson, la taille et l'irrigation, l'automne les préparations de commandes.

Les tâches confiées aux saisonniers

Les saisonniers aident à l'arrachage, emballent les mottes dans la toile de jute, rempotent, étiquettent, taillent et chargent les camions. Le greffage demande de la précision et souvent une formation préalable. La plupart des tâches se font dehors, quelle que soit la météo hivernale.

Qui peut travailler en pépinière en Belgique ?

Les citoyens de l'Union européenne, de l'Espace économique européen et de Suisse peuvent travailler sans permis. Ils doivent présenter une pièce d'identité valable et fournir un compte bancaire, l'employeur déclarant chaque prestation à la sécurité sociale via la Dimona.

Le statut occasionnel en pépinière

Les pépinières relèvent de la commission paritaire 145, horticulture, sous-commission 145.03 pour les pépinières ornementales et 145.02 pour les pépinières forestières. Elles peuvent donc employer des travailleurs occasionnels, une formule appréciée pour les pics d'arrachage et d'expédition.

Travailleurs venant de pays tiers

Un ressortissant non européen doit disposer d'une autorisation de travail saisonnier accordée par la Région compétente avant de venir. Pour plus de 90 jours, l'employeur introduit une demande de permis unique combinant séjour et travail, conformément à la directive européenne sur les travailleurs saisonniers.

Combien de jours sous ce statut ?

Depuis le 1er juillet 2023, un travailleur occasionnel peut travailler jusqu'à 100 jours par an dans l'horticulture. Le total cumulé avec l'agriculture reste limité à 100 jours. L'arrêté royal du 14 avril 2026 étend clairement ces plafonds aux intérimaires des deux secteurs.

Rémunération et conditions de travail

L'occasionnel horticole reçoit au minimum le barème de la première catégorie de son sous-secteur. En pépinière ornementale, ce barème atteignait 14,79 euros bruts de l'heure au 1er janvier 2024, et 14,65 euros en pépinière forestière, sur la base d'une semaine de 38 heures.

Cotisations et précompte

Les cotisations sociales des occasionnels sont calculées sur un salaire journalier forfaitaire fixé par la loi. Le précompte professionnel est de 11,11 % pour les résidents et de 18,725 % pour les non-résidents. Ces barèmes ont été indexés depuis 2024.

Une partie du salaire net peut être versée en espèces en horticulture, à raison de 65 euros par semaine au maximum et pendant huit semaines par an. Chaque paiement doit être consigné sur une quittance signée et repris comme avance sur la fiche de paie.

Conditions climatiques et équipement

L'arrachage hivernal se fait dans le froid, la boue et parfois sous la pluie. Des bottes de sécurité, des gants épais et des vêtements imperméables sont indispensables. Les journées sont plus courtes en hiver, avec des horaires adaptés à la lumière du jour.

Étapes pour trouver une mission

Les pépiniéristes recrutent surtout en octobre pour la campagne d'arrachage et en février pour le printemps. Voici le parcours conseillé pour un candidat européen ; un candidat hors UE dépend de l'autorisation demandée par l'employeur.

  1. Cibler la région de Gand, Wetteren et Lochristi, cœur du secteur.
  2. Chercher sur le VDAB les termes boomkwekerij ou kwekerijmedewerker.
  3. Contacter directement les pépinières, souvent familiales et peu présentes en ligne.
  4. Présenter un CV avec expérience en jardinage, permis de conduire et langues.
  5. Faire préciser par écrit statut, sous-commission paritaire et salaire.
  6. Prévoir l'équipement de travail adapté à l'hiver.
  7. Tenir le compte de ses jours occasionnels de l'année.

Tableau : salaires, documents et équipement

Les barèmes indiqués proviennent de la grille syndicale publiée pour janvier 2024. Ils permettent d'évaluer une offre, en tenant compte des indexations intervenues depuis lors et de l'éventuelle ancienneté du travailleur dans le secteur.

ÉlémentPrécisionRepère
Pépinière ornementale, catégorie 1CP 145.03, janvier 202414,79 euros bruts de l'heure
Pépinière ornementale, catégorie 2CP 145.03, janvier 202415,46 euros bruts de l'heure
Pépinière forestière, catégorie 1CP 145.02, janvier 202414,65 euros bruts de l'heure
PrécompteRésident ou non-résident11,11 % ou 18,725 %
Plafond occasionnelHorticulture100 jours par an
ÉquipementBottes, gants, imperméableÀ prévoir avant l'hiver

Pièges et erreurs à éviter

Le secteur est composé de nombreuses petites entreprises, ce qui offre une ambiance souvent familiale mais aussi des pratiques administratives inégales. Quelques précautions permettent de travailler dans de bonnes conditions.

Le greffage s'apprend-il sur place ?

Les bases peuvent s'apprendre en quelques jours avec un greffeur expérimenté, mais la vitesse et le taux de reprise demandent plusieurs saisons. Les greffeurs confirmés sont recherchés et mieux rémunérés, souvent dans une catégorie salariale supérieure à la première.

Faut-il parler néerlandais ?

La plupart des pépinières sont situées en Flandre et fonctionnent en néerlandais. De nombreux employeurs acceptent toutefois l'anglais ou recrutent des équipes parlant polonais, roumain ou bulgare. Comprendre les consignes de sécurité reste indispensable.

Peut-on travailler toute l'année en pépinière ?

Certains saisonniers enchaînent arrachage hivernal, rempotage printanier et greffage estival chez le même pépiniériste. Sous statut occasionnel, la limite de 100 jours par an s'applique ; au-delà, l'employeur doit proposer un contrat ordinaire, éventuellement à durée déterminée.

Le travail en pépinière est-il physique ?

Oui. Les mottes et conteneurs pèsent lourd, l'arrachage se fait par tous les temps et les déplacements entre parcelles sont fréquents. Une bonne condition physique et le respect des techniques de port de charge limitent les risques de blessure.

Où trouver ces emplois

Références officielles et légales