Emploi saisonnier vendeur de glaces : le guide pour réussir sa saison d’été
Un emploi saisonnier de vendeur de glaces consiste à servir, préparer et encaisser glaces, sorbets et desserts glacés dans un glacier, un kiosque de plage ou un parc de loisirs, principalement d’avril à septembre, avec un pic d’activité en juillet et août.

En quoi consiste le travail de vendeur de glaces en saison ?
Le vendeur de glaces accueille les clients, conseille les parfums, compose cornets et coupes, puis encaisse. Le poste ressemble à du commerce de détail, mais avec des contraintes alimentaires fortes : respect de la chaîne du froid, propreté des bacs et gestion rigoureuse des stocks.
Les employeurs sont variés : glaciers artisanaux, franchises de crème glacée, salons de thé, kiosques de plage, campings, parcs d’attractions et stands de centres-villes touristiques. Selon la structure, le vendeur prépare aussi crêpes, gaufres, milk-shakes ou boissons fraîches à emporter.
Où et quand les glaciers recrutent-ils ?
Les recrutements se concentrent sur le littoral méditerranéen, la côte basque, le bassin d’Arcachon, la Vendée, la Bretagne nord et sud, ainsi que dans les villes touristiques comme Paris, Annecy, Avignon ou Strasbourg. Les lacs alpins et les bases de loisirs recrutent également.
Les offres apparaissent dès février et mars pour des contrats débutant aux vacances de printemps ou en juin. Les renforts purs de juillet-août se signent souvent en mai. Certains glaciers des grandes villes ouvrent toute l’année et recherchent aussi des vendeurs pour les week-ends.
À quoi ressemble une journée type derrière le comptoir ?
La journée commence par la mise en place : sortie des bacs, contrôle des températures, nettoyage des cuillères et des vitrines. Viennent ensuite le service continu, souvent avec une file d’attente, l’encaissement, le réassort et enfin le nettoyage complet du poste à la fermeture.
Quelles qualités et formations sont appréciées ?
Aucun diplôme n’est exigé. Les recruteurs apprécient le sourire, la rapidité, l’aisance avec la monnaie et la pratique d’une langue étrangère en zone touristique. Une sensibilisation aux règles d’hygiène alimentaire, de type méthode HACCP, constitue un atout réel sur un CV de saisonnier.
Qui peut être embauché comme vendeur de glaces ?
Le poste est ouvert aux étudiants, aux lycéens majeurs comme mineurs sous conditions, aux demandeurs d’emploi et aux saisonniers expérimentés qui enchaînent été et hiver. Les employeurs recherchent souvent une disponibilité totale en juillet et août, week-ends et jours fériés compris.
Ressortissants de l’Union européenne et de l’EEE
Les citoyens de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et de la Suisse travaillent en France sans autorisation de travail ni titre de séjour. Ils sont soumis au droit français dès le premier jour et doivent recevoir un contrat écrit et des bulletins de paie.
Candidats hors Union européenne
Un ressortissant non européen doit disposer d’un droit au travail. L’employeur demande une autorisation de travail avant l’arrivée ; la carte de séjour pluriannuelle « travailleur saisonnier », valable trois ans au plus, autorise jusqu’à six mois de travail par an, avec résidence habituelle conservée hors de France.
Les jeunes de pays liés à la France par un accord vacances-travail, comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon ou l’Argentine, peuvent aussi occuper ce type d’emploi. Les étudiants étrangers titulaires d’un titre de séjour étudiant peuvent travailler à titre accessoire, dans la limite annuelle autorisée.
Peut-on vendre des glaces avant 18 ans ?
Oui. Dès 16 ans, un mineur peut travailler avec l’accord de son représentant légal. À 14 et 15 ans, le travail est possible pendant des vacances d’au moins 14 jours, avec l’accord de l’inspection du travail, 35 heures hebdomadaires et 7 heures quotidiennes au maximum.
Salaire, horaires et contrat : ce que prévoit le droit français
Le salaire de base correspond le plus souvent au Smic, fixé à 12,31 euros brut de l’heure, soit 1 867,02 euros brut mensuels pour 35 heures, depuis le 1er juin 2026. La convention collective applicable peut prévoir une grille supérieure.
| Élément | Ce qu’il faut savoir | Montant ou règle 2026 |
|---|---|---|
| Salaire horaire | Minimum légal pour un adulte | 12,31 € brut (Smic) |
| Mineur sans expérience | Moins de 6 mois de pratique dans la branche | 80 % du Smic avant 17 ans, 90 % de 17 à 18 ans |
| Congés payés | Indemnité versée en fin de contrat | 10 % de la rémunération brute totale |
| Prime de précarité | Contrat saisonnier | Non due, sauf clause de la convention collective |
| Documents d’embauche | Pièce d’identité, carte Vitale ou numéro de sécurité sociale, RIB | À fournir avant le premier jour |
| Tenue | Tablier, casquette ou t-shirt fournis selon l’enseigne | Fournis par l’employeur s’ils sont imposés |
La convention collective dépend de l’activité principale de l’entreprise : hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) lorsque la consommation sur place domine, ou pâtisserie et confiserie pour les artisans glaciers. Le nom de la convention doit figurer sur le contrat et le bulletin de paie.
Horaires, coupures et heures supplémentaires
La durée légale reste de 35 heures, mais les contrats saisonniers prévoient souvent 39 heures ou plus, avec des heures supplémentaires majorées. Le travail en soirée, le dimanche et les jours fériés est fréquent. Un repos quotidien de 11 heures consécutives doit en principe être respecté.
Logement et transport pendant la saison
Les glaciers logent rarement leurs vendeurs. Sur le littoral, trouver un logement en juillet est difficile et coûteux : il faut chercher tôt, comparer colocations et campings, et consulter les aides d’Action Logement destinées aux saisonniers, comme la garantie Visale ou l’avance Loca-Pass.
Comment se termine le contrat saisonnier ?
Le contrat saisonnier est un CDD qui peut prendre fin à une date précise ou à la fin de la saison, avec une durée minimale. À la sortie, l’employeur remet le solde de tout compte, le certificat de travail, l’attestation France Travail et le dernier bulletin.
Décrocher un poste de vendeur de glaces en sept étapes
La concurrence est forte pour les postes les mieux situés, en bord de mer ou dans les quartiers piétons. Une démarche organisée, commencée tôt et appuyée sur les plateformes officielles, augmente nettement les chances de signer avant le rush de juin.
- Fixer ses dates de disponibilité réelles, de préférence du 1er juillet au 31 août au minimum.
- Rédiger un CV d’une page mettant en avant service client, caisse, langues et expériences de restauration rapide.
- Consulter les offres de France Travail et du CIDJ dès février, avec les mots-clés « glacier », « vendeur glaces » et « crème glacée ».
- Démarcher directement les glaciers d’une station au printemps, CV en main, aux heures creuses.
- Préparer un entretien court : rapidité, gestion de la file d’attente, hygiène et disponibilité le week-end.
- Vérifier le contrat écrit avant le premier jour : salaire horaire, durée, convention collective et horaires.
- Organiser le logement et le transport dès la signature, sans attendre l’arrivée sur place.
Les erreurs et arnaques fréquentes
Certaines annonces de plage promettent beaucoup en échange de très peu de garanties. Avant d’accepter, il faut vérifier l’existence de l’entreprise, le contrat et la déclaration d’embauche, puis refuser toute situation où le vendeur supporte lui-même les risques commerciaux.
- Accepter de travailler « à l’essai » plusieurs jours sans contrat ni déclaration préalable à l’embauche.
- Signer comme auto-entrepreneur pour vendre les glaces d’un patron qui fixe horaires et prix : c’est un salariat déguisé.
- Payer une caution pour la tenue, le chariot ou le stock de glaces.
- Laisser retenir les écarts de caisse sur le salaire sans procédure ni justification.
- Ignorer les heures réellement effectuées : les noter chaque soir protège en cas de litige.
Vendre des glaces ailleurs en Europe
Les gelaterie italiennes, les Eiscafés allemands et autrichiens, très nombreux, ainsi que les stations balnéaires espagnoles, croates ou grecques recrutent aussi des saisonniers. Le portail EURES regroupe les offres des services publics de l’emploi européens ; le droit du travail et le salaire minimum appliqués sont ceux du pays d’accueil.
Faut-il de l’expérience pour être embauché ?
Non, la plupart des glaciers forment eux-mêmes leurs vendeurs en quelques heures. Une première expérience en caisse, en restauration rapide ou en boulangerie rassure cependant l’employeur, surtout pour un kiosque où le vendeur travaille seul pendant une partie de la journée.
Les pourboires sont-ils partagés entre vendeurs ?
Cela dépend de l’établissement. Les pourboires laissés dans une tirelire sont souvent répartis entre l’équipe à la fin de la semaine ou de la saison. Ils ne remplacent jamais le salaire : le Smic reste dû quelle que soit la somme récoltée.
Peut-on cumuler un job de glacier et des études ?
Oui, les contrats d’été sont conçus pour les vacances universitaires. Pendant l’année, certains glaciers urbains proposent des contrats à temps partiel le week-end. Un étudiant étranger doit respecter le plafond annuel de travail attaché à son titre de séjour étudiant.
Combien d’heures travaille-t-on réellement en juillet ?
Dans les zones très touristiques, les semaines de 39 à 42 heures sont courantes, réparties sur cinq ou six jours. Les heures au-delà de 35 heures doivent être payées avec majoration ou récupérées selon l’accord applicable. Le maximum légal est de 48 heures hebdomadaires.
Où trouver ces emplois
- France Travail – recherche d’offres — Accès officiel au moteur d’offres de France Travail : emplois saisonniers filtrables par métier, lieu et contrat, candidature en ligne.
- CIDJ – jobs et emplois pour les jeunes — Accès aux offres de jobs, emplois saisonniers et stages publiées par le Centre d’information et de documentation jeunesse.
- EURES – emplois en Europe — Accès au portail EURES de la Commission européenne, qui regroupe les offres des services publics de l’emploi des pays européens.
Références officielles et légales
- Smic : montant en vigueur (Service-Public) — Fiche officielle donnant le salaire minimum horaire et mensuel brut en France, revalorisé par l’arrêté du 22 mai 2026.
- Prime de précarité et contrat saisonnier — Explique pourquoi la prime de fin de CDD n’est en principe pas due à la fin d’un contrat saisonnier, sauf convention collective.
- À partir de quel âge peut-on travailler ? — Règles applicables aux mineurs : travail possible dès 14 ans pendant les vacances scolaires, autorisation et durées maximales.
- CDD saisonnier : droits et obligations (DREETS PACA) — Article de l’inspection du travail sur le CDD saisonnier : contrat écrit, absence de délai de carence, documents de fin de contrat.