travailsaisonnier.com
Emploi saisonnier · Seasonal jobs · Saisonarbeit
⌂ Accueil

Job saisonnier à la montagne : travailler l’hiver comme l’été en altitude

Le job saisonnier à la montagne regroupe les contrats temporaires proposés en station, en refuge, en alpage, dans l’hôtellerie et les loisirs de plein air, avec deux pics d’activité : l’hiver pour la neige et l’été pour la randonnée et le vélo.

Job saisonnier à la montagne : travailler l’hiver comme l’été en altitude

Les deux saisons de la montagne

La montagne offre deux saisons distinctes. L’hiver, de décembre à avril, est porté par le ski et concentre le plus grand nombre de postes. L’été, de juin à septembre, attire randonneurs, cyclistes et familles, avec une activité plus diffuse entre stations, vallées et sites naturels.

Enchaîner les deux saisons permet de travailler huit à neuf mois par an dans le même territoire. Beaucoup de saisonniers alternent hiver en station et été en refuge, en camping de montagne ou dans l’hôtellerie des lacs alpins et des grands cols.

Le changement climatique modifie peu à peu ce calendrier. Les stations de moyenne altitude misent davantage sur l’été et les ailes de saison, ce qui crée des postes au printemps et à l’automne dans l’accueil, l’entretien des sentiers et l’événementiel sportif.

Les emplois typiques de l’hiver

En hiver, les remontées mécaniques, les loueurs de skis, les écoles de ski, les hôtels, les restaurants d’altitude et les résidences de tourisme recrutent massivement. Les postes vont de l’agent de remontée au skiman, du serveur au réceptionniste, en passant par la garde d’enfants.

Les emplois typiques de l’été

Les massifs qui recrutent

Les Alpes du Nord dominent, de la Haute-Savoie à l’Isère et à la Savoie. Les Alpes du Sud, les Pyrénées, le Jura, les Vosges et le Massif central offrent des saisons plus courtes. Ailleurs, la Suisse, l’Autriche et l’Italie recrutent pour les deux saisons.

Qui peut décrocher un emploi saisonnier en montagne ?

Les ressortissants de l’Union européenne, de l’EEE et de la Suisse travaillent librement dans les massifs français, italiens et autrichiens. En Suisse, moins de trois mois de travail par an relèvent d’une simple annonce en ligne, et au-delà d’un permis L de courte durée.

Les non-Européens ont besoin d’une autorisation de travail demandée par l’employeur, ou de la carte pluriannuelle « travailleur saisonnier » en France. Les visas vacances-travail ouvrent aussi les montagnes du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Japon aux jeunes de 18 à 35 ans.

Diplômes requis pour l’encadrement

Encadrer contre rémunération exige un diplôme : diplôme d’État pour le moniteur de ski, le guide de haute montagne ou l’accompagnateur en moyenne montagne. Le pisteur-secouriste doit être titulaire du brevet national correspondant. Les postes d’accueil ou de restauration restent ouverts sans diplôme.

Les secouristes, conducteurs de dameuses et techniciens de remontées suivent des formations spécifiques souvent financées par l’exploitant. Un candidat motivé peut ainsi évoluer d’un poste d’agent vers des fonctions qualifiées après quelques saisons dans la même station.

Âge et conditions physiques

La plupart des employeurs recrutent à partir de 18 ans. L’altitude, l’isolement en refuge ou en alpage et les journées longues demandent une bonne condition physique et une certaine autonomie. En alpage, il faut accepter plusieurs semaines sans retour en vallée.

Salaire et conditions de vie en altitude

La rémunération minimale en France est le Smic, soit 12,31 € brut de l’heure depuis le 1er juin 2026. Les conventions collectives du tourisme, des remontées mécaniques et de l’agriculture fixent des grilles par niveau, parfois plus favorables pour les postes qualifiés.

En refuge et en alpage, le salarié est généralement logé et nourri, ce qui réduit fortement les dépenses. En station, le logement est le principal poste de coût : les loyers y sont élevés, et les postes logés sont les plus recherchés par les candidats.

Le suivi médical est adapté à la durée du contrat : au-dessous de 45 jours, des actions de prévention remplacent la visite d’embauche pour un poste ordinaire. Les postes à risques particuliers, fréquents en altitude, peuvent nécessiter un examen préalable.

Contrat saisonnier et durée

Le contrat est un CDD saisonnier valable jusqu’à la fin de la saison, parfois sans date de fin précise mais avec une durée minimale. En montagne, cette clause compte : un hiver sans neige ou une fermeture anticipée de refuge peut raccourcir la saison.

ÉlémentHiver en stationÉté en refuge ou alpage
PériodeDécembre à avrilJuin à septembre
Salaire minimum12,31 € brut de l’heure en France12,31 € brut de l’heure en France
LogementLogement employeur ou location coûteuseGénéralement fourni sur place
RepasSelon la convention et l’établissementSouvent fournis
Équipement personnelVêtements grand froid : 100 à 300 €Chaussures de montagne, pluie : 100 à 250 €
Avantage fréquentForfait de ski offert ou réduitAccès à la montagne au quotidien

Comment trouver un job saisonnier en montagne

  1. Choisir la saison et le type de poste : station, refuge, alpage ou hôtellerie.
  2. Postuler dès septembre pour l’hiver et dès janvier pour l’été.
  3. Consulter France Travail en filtrant par contrat saisonnier et par vallée.
  4. Contacter directement refuges, groupements pastoraux, hôtels et exploitants de remontées.
  5. Participer aux forums de l’emploi saisonnier organisés en vallée.
  6. Faire préciser par écrit le logement, les repas, la durée minimale et le salaire.
  7. Préparer un équipement adapté au froid ou à la randonnée selon le poste.

Les erreurs à éviter

Questions fréquentes sur le travail saisonnier en montagne

Ces réponses concernent les situations que rencontrent le plus souvent les candidats : premier été en refuge, saison d’hiver en station, alternance des deux saisons, conditions de vie en altitude et possibilité de travailler dans les massifs des pays voisins.

Faut-il de l’expérience pour travailler en refuge ?

Une expérience en cuisine ou en service est appréciée, mais beaucoup de gardiens recrutent des aides motivés et polyvalents. Il faut aimer la vie collective, accepter l’isolement et savoir marcher en montagne, les ravitaillements se faisant parfois à pied.

Peut-on travailler en alpage sans formation ?

Pour un poste d’aide, oui, si l’on est endurant et à l’aise avec les animaux. La conduite d’un troupeau seul ou la fabrication fromagère demandent en revanche une expérience ou une formation de berger, proposée par plusieurs centres agricoles de montagne.

Comment se loger en station sans poste logé ?

Il faut chercher dès l’automne, privilégier la colocation et se renseigner auprès des espaces saisonniers de la vallée. France Travail recense aussi des logements à loyer modéré pour les saisonniers. Vivre en vallée reste possible avec un véhicule adapté à la neige.

Peut-on enchaîner hiver en France et été à l’étranger ?

Oui. De nombreux saisonniers passent l’hiver dans les Alpes françaises puis l’été en Suisse, en Autriche ou en Italie, ou partent dans l’hémisphère sud pour un hiver austral. Cela suppose d’anticiper visas, assurances et dates de recrutement.

Où trouver ces emplois

Références officielles et légales

Comparateur interactif des organismes