Emploi saisonnier cueillette de fruits au Canada : fraises, cerises, pommes
La cueillette de fruits au Canada désigne la récolte manuelle, de juin à octobre, de fraises, framboises, bleuets, cerises, pêches et pommes, surtout au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique, payée à l'heure ou à la pièce selon la province.

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En quoi consiste la cueillette de fruits au Canada ?
Le cueilleur récolte à la main, trie sur le rang et remplit casseaux, paniers ou grands bacs. Il travaille accroupi dans les fraisières, sur échelle dans les vergers de pommiers et cerisiers, souvent dès l'aube pour éviter les fortes chaleurs de juillet et d'août.
Les exploitations emploient aussi des saisonniers pour la taille, l'éclaircissage des pommes en juin, la pose des filets anti-oiseaux et le chargement. Un bon cueilleur passe facilement d'une tâche à l'autre, ce qui lui assure davantage d'heures quand la récolte ralentit sous la pluie.
Calendrier des récoltes par fruit
Fraises de juin à début août au Québec et en Ontario, framboises en juillet, cerises de fin juin à août dans l'Okanagan, bleuets sauvages en août au Lac-Saint-Jean et en Nouvelle-Écosse, pêches de Niagara en août, puis pommes de septembre à fin octobre dans tout le pays.
Où se trouvent les vergers et les fraisières ?
Le Guichet-Emplois recensait à l'automne 2026 environ 1 136 offres d'ouvriers agricoles en fruits : 744 au Québec, 180 en Ontario, 142 en Colombie-Britannique, puis la Saskatchewan, l'Alberta et la Nouvelle-Écosse. L'île d'Orléans, la Montérégie, Niagara et l'Okanagan concentrent l'essentiel.
Saison courte, enchaînements possibles
Chaque fruit offre quelques semaines intenses seulement. Les cueilleurs mobiles enchaînent fraises au Québec, cerises en Colombie-Britannique puis pommes, à condition de disposer d'un permis ouvert. Un permis fermé interdit au contraire de changer d'exploitation sans nouvelle autorisation.
Qui a le droit de cueillir des fruits au Canada ?
Hors Canadiens et résidents permanents, il faut un permis de travail. Il n'existe aucun droit de travail automatique pour les Européens, et une entrée comme touriste avec une autorisation de voyage électronique ne permet pas de récolter, même bénévolement contre le gîte et le couvert.
Le permis ouvert d'Expérience internationale Canada convient parfaitement : les Français de 18 à 35 ans peuvent travailler jusqu'à 24 mois, les Belges de 18 à 30 ans pendant 12 mois. La sélection se fait par tirage dans les bassins ouverts pour 2026.
Le PTAS pour le Mexique et les Caraïbes
La plupart des cueilleurs étrangers arrivent par le Programme des travailleurs agricoles saisonniers, réservé au Mexique et à onze pays caribéens. Le contrat dure au maximum huit mois entre le 1er janvier et le 15 décembre, avec au moins 240 heures garanties sur six semaines.
Volet agricole du PTET
Les ressortissants d'autres pays, notamment Guatemala ou Philippines, sont recrutés via le volet agricole du Programme des travailleurs étrangers temporaires. L'employeur obtient une EIMT, puis le travailleur reçoit un permis fermé ; le salaire doit égaler celui versé aux travailleurs canadiens.
Conditions liées aux permis fermés
Le travailleur sous permis fermé doit être payé pour toutes les heures, bénéficier d'une assurance accidents du travail et conserver ses papiers. L'employeur qui offre moins que le salaire en vigueur reçoit une EIMT défavorable, selon Emploi et Développement social Canada.
Salaire, rémunération à la pièce et conditions
Au Québec, le salaire minimum est de 16,60 $ CA depuis le 1er mai 2026, et la CNESST fixe des taux à la pièce de 1,32 $ par kilo de fraises et 4,93 $ par kilo de framboises. La Colombie-Britannique impose 18,25 $ CA de l'heure depuis juin 2026.
| Élément | Montant 2026 | À vérifier |
|---|---|---|
| Taux horaire Québec | 16,60 $ CA | Depuis le 1er mai 2026 |
| Fraises au Québec | 1,32 $ CA/kg | Taux minimum à la pièce |
| Framboises au Québec | 4,93 $ CA/kg | Taux minimum à la pièce |
| Taux horaire Ontario | 17,95 $ CA | Depuis le 1er octobre 2026 |
| Taux horaire Colombie-Britannique | 18,25 $ CA | Taux à la pièce communiqués avant le début |
| Équipement personnel | Bottes, gants, imperméable | Échelle et bacs fournis par la ferme |
Démarches pour trouver une place de cueilleur
- Choisir sa région selon le fruit et le mois d'arrivée prévu.
- Obtenir le permis EIC ou confirmer qu'un employeur dépose une EIMT.
- Consulter les offres d'ouvriers agricoles du Guichet-Emplois dès mars.
- Contacter directement les vergers et fraisières par courriel ou téléphone.
- Faire préciser par écrit le salaire horaire ou à la pièce et le logement.
- Prévoir un véhicule ou un covoiturage, les fermes étant isolées.
- Demander son numéro d'assurance sociale dès l'arrivée.
Erreurs à éviter en cueillette
- Croire qu'un taux à la pièce peut descendre sous le minimum légal sans contrôle.
- Payer une agence pour une place de cueilleur au Canada.
- Arriver après le pic de la fraise ou de la cerise.
- Négliger la protection solaire et l'hydratation par fortes chaleurs.
- Accepter un hébergement collectif sans prix écrit.
Garder une copie de chaque fiche de paie et noter quotidiennement les kilos récoltés et les heures permet de contester une erreur auprès de la CNESST ou de la direction provinciale des normes du travail sans perdre plusieurs semaines de revenus.
Hébergement et vie sur la ferme
Les exploitations qui emploient des travailleurs du PTAS fournissent un logement inspecté. Les cueilleurs titulaires d'un PVT trouvent parfois des places de camping ou des chambres à la ferme, mais l'Okanagan et l'île d'Orléans manquent de lits en pleine saison.
Questions fréquentes sur la cueillette au Canada
Les réponses ci-dessous valent pour la saison 2026 ; les taux à la pièce et salaires minimums sont révisés chaque année par les provinces, généralement au printemps ou à l'automne, et doivent donc être revérifiés avant la signature du contrat.
Combien de kilos de fraises cueille-t-on par heure ?
Un débutant cueille souvent 10 à 15 kilos de fraises à l'heure, un cueilleur entraîné bien davantage. Au taux québécois de 1,32 $ par kilo, la rémunération dépasse le salaire minimum seulement après quelques jours d'apprentissage, d'où l'intérêt d'un contrat horaire au départ.
Faut-il parler anglais pour cueillir ?
Non au Québec, où la majorité des exploitations fonctionnent en français et en espagnol. En Ontario et en Colombie-Britannique, quelques notions d'anglais suffisent pour les consignes, mais elles aident beaucoup pour négocier le logement et comprendre les règles de sécurité.
Peut-on cueillir au Canada après 35 ans ?
Oui, mais pas avec le PVT. Il faut un employeur prêt à obtenir une EIMT dans le volet agricole, ce qui implique un permis fermé, souvent un contrat sur plusieurs mois et un recrutement organisé longtemps avant le début de la récolte.
Quelle saison choisir pour une première expérience ?
La récolte des pommes, de septembre à octobre, convient bien aux débutants : saison plus longue, températures modérées et nombreux vergers au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. La fraise est plus exigeante physiquement mais très demandée.
Où trouver ces emplois
- Guichet-Emplois – ouvrier agricole (fruits) — Offres fédérales d'ouvriers agricoles en fruits, filtrables par province, avec liens directs vers les annonces des exploitations.
- Programme des travailleurs agricoles saisonniers — Filière officielle de recrutement des cueilleurs mexicains et caribéens, organisée entre gouvernements et employeurs agricoles.
- Expérience internationale Canada — Programme d'IRCC délivrant le permis ouvert vacances-travail qui permet d'enchaîner plusieurs récoltes.
Références officielles et légales
- CNESST – Salaire minimum et taux à la pièce — Taux horaire québécois et taux minimums à la pièce pour les cueilleurs de fraises et de framboises.
- PTAS – Salaires et conditions de travail — Règles fédérales sur les salaires, les heures payées et l'interdiction de confisquer les papiers des travailleurs étrangers.
- Salaire minimum en Colombie-Britannique — Taux horaire britanno-colombien en vigueur et principes de la rémunération à la pièce.