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Travail saisonnier à Oman : tourisme d'hiver, Khareef et récolte des dattes

Oman emploie des saisonniers pour le tourisme d'hiver à Mascate, la saison de mousson du Khareef à Salalah et la récolte des dattes en été, mais tout étranger doit obtenir un permis de travail lié à un employeur, selon le code du travail de 2023.

Travail saisonnier à Oman : tourisme d'hiver, Khareef et récolte des dattes

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Comment fonctionne la saison à Oman ?

Le sultanat combine deux saisons touristiques opposées : l'hiver, d'octobre à avril, dans le nord du pays, et le Khareef, la mousson d'été qui reverdit la région de Dhofar. La récolte des dattes, en plein été, constitue le principal temps fort agricole.

Comme ailleurs dans le Golfe, la main-d'œuvre hôtelière et agricole est en grande partie étrangère, tandis que la politique d'omanisation réserve certains métiers aux nationaux. Les Européens visent surtout le management hôtelier, la cuisine, la plongée, le guidage spécialisé ou l'encadrement technique.

Quelles régions recrutent ?

Mascate concentre hôtels internationaux, restaurants et escales de croisière. Le Musandam attire plongeurs et croisières en boutre, Nizwa et le Djebel Akhdar le tourisme de montagne, et les déserts des Wahiba Sands accueillent des camps de luxe pendant l'hiver.

Salalah et la région de Dhofar vivent au rythme du Khareef, qui attire de nombreux visiteurs des pays voisins. Les palmeraies de la Batinah et de l'intérieur, autour de Nizwa et d'Ibri, emploient la main-d'œuvre nécessaire à la récolte et au conditionnement des dattes.

Quel est le calendrier ?

La haute saison du nord s'étend d'octobre à avril, avec les croisières et les festivals d'hiver de Mascate. Le Khareef de Dhofar couvre en général la période de fin juin à fin septembre, accompagné d'un festival touristique très fréquenté.

Les dattes fraîches se récoltent surtout de juin à septembre, selon les variétés et l'altitude. Le Ramadan et les fêtes de l'Aïd provoquent aussi des pics dans le commerce, la restauration et les hôtels, ainsi qu'une forte demande de dattes.

Quels postes sont proposés ?

Les offres hôtelières publiées récemment par des groupes comme Marriott concernent responsables de restaurant, directeurs de l'hébergement, responsables du bar, managers food and beverage et adjoints au front office. Les palmeraies emploient grimpeurs, cueilleurs, trieurs et ouvriers de conditionnement.

Qui peut travailler à Oman ?

Aucun visa saisonnier ni programme Working Holiday n'est ouvert aux Européens. Selon l'article 28 du code du travail issu du décret royal 53/2023, un étranger ne peut commencer à travailler sans permis de travail obtenu par un employeur autorisé.

Quelles conditions pour le permis ?

L'employeur doit obtenir l'autorisation du ministère du Travail, démontrer l'absence de candidat omanais et respecter son quota d'omanisation. Le travailleur doit être entré légalement, être médicalement apte, réussir un examen professionnel si nécessaire et disposer d'un contrat.

Le permis lie le salarié à son employeur : celui-ci ne peut le faire travailler pour d'autres sans autorisation électronique du ministère. Certaines professions sont fermées aux étrangers par décision ministérielle, dans le cadre de la politique d'omanisation.

Peut-on changer d'employeur ?

Des règles de transfert existent : le métier ne doit pas être réservé aux Omanais, le salarié doit consentir, avoir travaillé au moins six mois chez son employeur et disposer d'un permis valable encore six mois au minimum.

Un visa touristique permet-il de travailler ?

Non. Les visas touristiques et les entrées sans visa ne permettent aucune activité rémunérée, que ce soit dans un camp du désert, un centre de plongée ou une palmeraie. Les contrevenants s'exposent à l'expulsion et à une interdiction de retour.

Quels salaires et conditions de travail ?

Le salaire minimum de 325 rials omanais, annoncé en 2020, concerne les citoyens omanais. Il n'existe pas de minimum général publié pour les étrangers, dont le salaire dépend du contrat, souvent complété par logement, repas et billet d'avion.

Quels horaires prévoit le code du travail ?

L'article 70 fixe huit heures effectives par jour et quarante heures par semaine, avec une heure de pause. Pendant le Ramadan, les musulmans travaillent au plus six heures par jour. Les heures supplémentaires sont majorées d'au moins 25 % le jour et 50 % la nuit.

Le travail saisonnier a-t-il des règles spécifiques ?

Oui. L'article 73 permet d'exclure l'emploi saisonnier des limites d'horaires des articles 70 et 71 par décision ministérielle. Le travailleur saisonnier conserve néanmoins les autres protections, notamment le repos hebdomadaire et l'interdiction du travail forcé.

Quels autres droits retenir ?

Le code garantit deux jours de repos hebdomadaire consécutifs, trente jours de congés annuels, une période d'essai de trois mois au plus et une indemnité de fin de service d'au moins un salaire de base par année travaillée.

Comment trouver un emploi saisonnier à Oman ?

  1. Choisir un métier non réservé aux Omanais : management hôtelier, cuisine, plongée ou animation.
  2. Consulter les offres hôtelières de Mascate sur GulfTalent et les pages carrières des groupes.
  3. Postuler dès l'été pour l'hiver, ou au printemps pour le Khareef de Salalah.
  4. Exiger un contrat écrit précisant salaire, logement, repas, horaires et billet retour.
  5. Laisser l'employeur obtenir l'autorisation de recrutement et le permis de travail.
  6. Passer l'examen médical et entrer légalement à Oman avec le visa de travail.
  7. Conserver contrat et fiches de paie, et garder son passeport.

Quels droits et documents retenir ?

ÉlémentRègleArticle
Permis de travailObligatoire avant tout début d'activitéArt. 28
Frais de recrutementInterdits à la charge du salariéArt. 31
Durée du travail8 h par jour, 40 h par semaineArt. 70
Heures supplémentaires+25 % le jour, +50 % la nuitArt. 71
Congés annuels30 joursArt. 78
Période d'essai3 mois au plusArt. 37

Quelles erreurs et arnaques éviter ?

Questions fréquentes sur le travail saisonnier à Oman

Les réponses suivantes portent sur les questions les plus fréquentes des candidats étrangers : transfert entre employeurs, salaire minimum, saison du Khareef et retour au pays à la fin du contrat de travail.

Le salaire minimum de 325 rials vaut-il pour les étrangers ?

Non. Annoncé en 2020 par le ministère du Travail, il s'applique aux Omanais, quel que soit leur diplôme. Pour un étranger, le salaire est fixé par le contrat, d'où l'importance de vérifier aussi logement, repas et billet d'avion inclus.

Quand recrute-t-on pour le Khareef de Salalah ?

Les recrutements interviennent généralement au printemps, afin que les visas soient prêts avant la fin juin. La saison étant courte, les contrats couvrent souvent quelques mois, avec un pic de travail lors du festival touristique de Dhofar.

Combien de transferts un employeur peut-il accepter ?

Les transferts vers ou depuis un établissement sont plafonnés à 50 % de ses effectifs par année civile. Le nouvel employeur doit verser un salaire au moins égal au précédent et respecter le système de protection des salaires.

Qui paie le retour en fin de contrat ?

Le code du travail impose le rapatriement du salarié étranger dans les soixante jours suivant la fin du contrat. Les étrangers ont aussi droit à un billet de retour pour prendre leurs congés annuels dans leur pays d'origine.

Où trouver ces emplois

Références officielles et légales